Partager l'article ! La ville de Grenoble matraque les automobilistes: A Grenoble, les automobilistes savent depuis plusieurs années déjà qu’ils ne sont manifes ...
De ce point de vue, l’adoption des tarifs de stationnement pour l’année 2009 est particulièrement révélatrice de la manière dont la Mairie souhaite remplir ses caisses sur le dos du Grenoblois lambda, en diluant le matraquage dans des frais quotidiens incontournables, y compris pour les plus modestes.
Ainsi, dans les zones oranges et violettes (stationnements de courte durée), le tarif explose littéralement pour chacune des tranches de durée existantes. Le tarif minimum augmente de 66 % ; le tarif pour 30 minutes augmente de 33 % ; celui pour 1h augmente de 30 % ; celui pour 1h30 de 13 % ; et le tarif maximum pour 2 heures de stationnement augmente de 16,6 % ! Soit une augmentation moyenne de… 31,7 %, tout de même !
Dans les zones vertes (stationnements des résidants et stationnement de longue durée), c’est encore pire ! La hausse des tarifs de stationnement s’élève de 20% pour les durées moyennes et longues, à 66 % pour les tranches de courte durée !
Pour un Grenoblois qui s’acquitterait d’un stationnement en zone orange ou violette à raison de 2 heures par jour/4 jours par semaine, ce qui arrive (sans exagérer) à beaucoup de salariés en centre-ville, cela représentera tout simplement plus de 100 euros d’augmentation sur l’année. Inutile de dire, dans ces circonstances, que cette hausse des tarifs devrait avoir un impact supérieur, pour la plupart des ménages, à celle de la hausse des impôts locaux votée en décembre dernier.
Et ce n’est pas tout ! Comme si augmenter les tarifs de stationnement de manière considérable ne suffisait pas, il est prévu que 2000 places de stationnement sur voirie deviennent payantes, alors qu’elles étaient jusqu’à présent gratuites ! Des Grenoblois qui étaient pour l'instant épargnés par ces tarifs exorbitants de stationnement seront donc de surcroît concernés cette année. Drôle de manière de « lutter contre la crise », comme l’annonce pourtant Michel Destot…
Ces chiffres étaient jusqu’à présent passés sous silence. Espérons que les automobilistes Grenoblois qui en subiront le préjudice sauront se mobiliser pour que l’information se diffuse, et que la mobilisation s’organise.
Julien P.